Fièvres de Rêves
Le singe, songe dans un bouge, allumé de bougie, un jour, ou en un tour de main, il a pris le pain d'un prieur, à la sacristie du coin, ou des vieillards cossus en cortège, dehors attendaient la neige, avec perplexité. Il a vite appris le vice, permis, parmi les apprentis repentis, ou la douleur, couleur de leur vie donnait du feu dans leurs yeux, ou avant leur nature en pâture, a fait naufrage de leur élan. Maintenant, bandit plutôt que Gandhi, ils ont grandi, ce sont des juges du monde, qui font de la luge à la ronde, l'hiver leur offrant vertige, loin des étiquettes esthètes, des voyous sans dette font la fête, à bord de cabarets chamarrés. Le prêtre est piètre d'avoir été volé, par un singe, qui lui a même pris du linge. La chance change de bord, quand le soumis devenu enragé a engrangé de quoi faire le couac. Cerné berné, le serf né s'évade d'une cave, et bave librement maintenant, dans le dehors frais. Il se coule dans la foule, ou mentent les prêcheurs, et montent les rancœurs. Débarqué, démarqué, il est un monarque mouvant, dans l'arnaque et le trac, son art est dans le bazar, sa vision se braque, sur les visons sur épaule, qu'il lorgne, avec un appétit d'ogre. Il en pince beaucoup, prince du monte en l'air, il visite des baraques, et braque des banques. Voltige de révolte, par ses rêves vécus il traversent des rives, et ivre, cuve au bord d'une rivière, ses entrains, d'un refrain loin d'être mondain, bien rond, il se fond dans la cale d'un rafiot, où il s'endort, avec quelques râles, pour d'autres escales à venir, Venise peut-être...
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