Le vrai enfer
Paulo est triste. A Lyon, à l'hôtel terminus, il se sent un minus. Sa Simona qu'il couvre de lilas, n'est plus là. Elle est au State, où elle vit une histoire terrible. Elle est éprise d'un Nelson, malfrat de Chicago, qui cargaisonne des romans insipides, quand donc sa dulcinée, va échapper au cinéma de ce man ? Paulo, l'esprit tricotant, ne le sait pas, pour calmer son angoisse existentielle, il engouffre des tonnes de fumées, dans sa bouche, ainsi que des médocs, et de l'alcool écossais, et sait-on quand elle va revenir ? s'exclame-t-il, en faisant les cent pas sur les lames du parquet, qui craquent comme des cœurs brisés. Et soudain, il voit une serviette, et dans sa tête embrumée, s'éveille sa pensée. Prenant un cahier, et un crayon, il s'attelle à l'écriture :
"Quand je vois une serviette, je ne puis m'empêcher de m'en servir, illico, car j'ai l'impression d'avoir les mains sales, et toujours Simona, attentionnée, à ce sujet, porte à mon intention, une serviette à carreau Vichy, qui me permet de me sentir plus beau, carrément un mec, sinon, je me sens mauviette. Oh triste jour, ou lourd et balourd, je suis rendu. Le tissu, utile à l'hygiène me rappelle atrocement l'absence du Castor, quel mauvais sort, fait qu'elle me fuit encore ? ma philosophie n'est pas un filtre d'amour, et mon goût pour le parti communisme ne m'immunise pas, elle est partie, partie, l'enfer c'est elle !"
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